
Aminata Yade
20 April 2026
•
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Moins de 5 min

J’ai appris que j’étais enceinte au bout de sept mois, après un déni de grossesse. Ma mère m’a beaucoup aidée, et j’étais soulagée de l’avoir à mes côtés. Quand ma fille est née, puis Jean après un retour de couche, j’avais du mal à les faire dormir, alors que ma mère y arrivait en cinq minutes. Quand Victoria a eu deux ans, j’étais plus à l’aise dans mon rôle de mère, mais elle faisait toujours tout à ma place et je n’avais aucune liberté.
Un jour, en parlant de mon fils Jean, ma mère m’a dit : ce n'est pas ton fils, c'est le mien.
J’étais estomaquée et j’ai alors compris qu’elle voulait s’accaparer mon rôle de mère. Les psychologues m’avaient pourtant prévenue, mais je ne les avais pas cru.
C’était très compliqué. Il fallait tout assumer : les rendez-vous, le quotidien, l’avenir…
Quand il n’y a pas de père, la charge mentale pour une maman est énorme.
J’avais une pression constante qui me causait de fortes migraines, jusqu’à trois ou quatre par semaine. Mais depuis que je suis avec Benoît, je n’en ai plus du tout.
Je pense que le rapport est différent quand la mère est plus âgée, installée et qu’elle travaille. Moi, j’habitais encore chez mes parents, et avec la place que ma mère prenait, cela a créé des confusions dans la tête de mes enfants.
Ma fille m’a déjà appelée « Mamie » au lieu de « Maman » . Ça m’a fait mal, mais cela m’a aussi permis de prendre conscience de la situation.
Cela s’est reproduit plusieurs fois. Même si aujourd’hui Victoria va avoir 17 ans, il y a deux ans encore, elle m’appelait « Mamie ». L’omniprésence de ma mère a fini par la perturber. Heureusement que cela ne s’est jamais produit avec mon fils.
Quand il est arrivé dans nos vies, il a tout de suite été avenant, doux et pédagogue avec les enfants, et il n’a pas hésité à affirmer mon rôle, qu’il voyait fragilisé par mon contexte familial. Cela n’a pas du tout plu à ma fille : elle a rejeté mon autorité et celle de Benoît, puisqu’on ne lui avait jamais dit « non ». Mes parents lui passaient tous ses caprices. Lorsqu’elle a su qu’il allait rester dans nos vies, elle s’y est opposée, encouragée par ma mère. Trois ans plus tard, elle m’a confié qu’elle ne l’avait pas aimé et que je l’avais introduit trop brutalement.
Pour Jean, en revanche, la situation était différente : il s’entendait bien avec Benoît, partageait la même passion pour le foot, jusqu’au jour où il a fini par suivre le comportement de sa sœur.
C’est toujours compliqué. Mon mari essaie d’être présent et de m’aider, mais il se heurte encore à des résistances, surtout avec ma fille. Pourtant, grâce à lui, elle est devenue plus studieuse et son comportement s’est amélioré.
Au lieu de se réjouir, ma mère le voyait comme une menace pour le rôle qu’elle voulait conserver auprès des enfants.
Puis, il y a quelques mois, j’ai été témoin d’une scène très grave : ma fille Victoria a giflé mon mari après un petit différend avec mon fils. Elle l’a aussi griffé au point de lui arracher une partie de la peau du visage et m’a expliqué qu’elle avait profité de la situation pour exprimer toute sa rancœur.
Mon père est nuancé. Il ne condamne pas, il essaie de comprendre, contrairement à ma mère qui est très tranchée. Ma soeur s’est longtemps laissée influencer par elle, et mon frère préfère ne pas s’en mêler ; sa nouvelle compagne lui ressemble étrangement au niveau du caractère...
Quant aux parents de Benoît, ils connaissent bien la situation et nous soutiennent, même si ce n’est pas toujours simple.
Elles ne durent jamais longtemps parce que nous sommes très soudés. À la maison, nous partageons l’autorité. Quand il y a un désaccord, nous n’en parlons jamais devant les enfants ; nous restons discrets. Cela déplaît fortement à ma mère. Elle aurait aimé que Benoît disparaisse de ma vie, et je l’aurais compris… Mais il est toujours là et considère mes enfants comme les siens.
En général, ça va, mais j’ai des phases difficiles. Depuis la dispute entre mes enfants et mon mari, nous avons pris de la distance avec ma mère : sa négativité et son manque de respect, surtout envers lui, sont devenus trop lourds.
Mon mari présente aujourd’hui des signes de dépression.
D’habitude, il est joyeux et dynamique, mais depuis quelque temps, il se replie sur lui-même et peine à gérer le quotidien. J’ai parfois l’impression qu’il est là sans vraiment l’être. Nous avons besoin de faire une thérapie, car notre santé prime. J’ai aussi essayé de faire suivre ma fille, mais elle a arrêté et j’aimerais qu’elle continue.
La santé mentale compte autant que la santé physique, et un accompagnement pourrait nous aider à aller mieux.
J’ai l’impression qu’un pan de mon éducation s’est effacé.
Quand je regarde mes enfants, je ne me vois pas en eux. C’est pourtant difficile à dire, mais j’ai l’impression qu’ils ne me ressemblent pas, ni dans leurs valeurs, ni dans rien.
Je ne leur ai pas appris à manquer de respect, et quand je les vois se comporter avec mon mari, je ne reconnais pas le fruit de mon travail, mais celui de ma mère.
Oui, surtout pour les adultes qu’ils deviendront. Même si certains de leurs comportements m’inquiètent, j’espère toujours qu’ils finiront par comprendre ce qui se joue et reconnaître tout ce que mon mari a fait pour que tout se passe bien.
Ma fille m’a déjà dit qu’elle ne nous voyait pas comme une famille.
C’était très douloureux à entendre, mais je garde espoir que les choses changent.
Avant, je n’étais pas sûre de vouloir un autre enfant, mais aujourd’hui, l’idée me plaît, et à mon mari aussi. Cela nous permettrait de faire les choses comme nous le voulons, à notre image, et ce serait un accomplissement pour nous deux.
Je leur dirais de ne pas rester seules et de chercher de l’aide, de préférence auprès de quelqu’un d’extérieur à la famille. Ce n’est pas un signe de faiblesse, mais une façon de mettre des mots sur ce qu’elles vivent et de mieux se protéger. Il ne faut pas se sacrifier ni s’oublier : se faire accompagner peut vraiment aider à aller mieux.
*Ce témoignage a été recueilli avec l’accord de la personne concernée et dans le respect de son anonymat.

J’ai appris que j’étais enceinte au bout de sept mois, après un déni de grossesse. Ma mère m’a beaucoup aidée, et j’étais soulagée de l’avoir à mes côtés. Quand ma fille est née, puis Jean après un retour de couche, j’avais du mal à les faire dormir, alors que ma mère y arrivait en cinq minutes. Quand Victoria a eu deux ans, j’étais plus à l’aise dans mon rôle de mère, mais elle faisait toujours tout à ma place et je n’avais aucune liberté.
Un jour, en parlant de mon fils Jean, ma mère m’a dit : ce n'est pas ton fils, c'est le mien.
J’étais estomaquée et j’ai alors compris qu’elle voulait s’accaparer mon rôle de mère. Les psychologues m’avaient pourtant prévenue, mais je ne les avais pas cru.
C’était très compliqué. Il fallait tout assumer : les rendez-vous, le quotidien, l’avenir…
Quand il n’y a pas de père, la charge mentale pour une maman est énorme.
J’avais une pression constante qui me causait de fortes migraines, jusqu’à trois ou quatre par semaine. Mais depuis que je suis avec Benoît, je n’en ai plus du tout.
Je pense que le rapport est différent quand la mère est plus âgée, installée et qu’elle travaille. Moi, j’habitais encore chez mes parents, et avec la place que ma mère prenait, cela a créé des confusions dans la tête de mes enfants.
Ma fille m’a déjà appelée « Mamie » au lieu de « Maman » . Ça m’a fait mal, mais cela m’a aussi permis de prendre conscience de la situation.
Cela s’est reproduit plusieurs fois. Même si aujourd’hui Victoria va avoir 17 ans, il y a deux ans encore, elle m’appelait « Mamie ». L’omniprésence de ma mère a fini par la perturber. Heureusement que cela ne s’est jamais produit avec mon fils.
Quand il est arrivé dans nos vies, il a tout de suite été avenant, doux et pédagogue avec les enfants, et il n’a pas hésité à affirmer mon rôle, qu’il voyait fragilisé par mon contexte familial. Cela n’a pas du tout plu à ma fille : elle a rejeté mon autorité et celle de Benoît, puisqu’on ne lui avait jamais dit « non ». Mes parents lui passaient tous ses caprices. Lorsqu’elle a su qu’il allait rester dans nos vies, elle s’y est opposée, encouragée par ma mère. Trois ans plus tard, elle m’a confié qu’elle ne l’avait pas aimé et que je l’avais introduit trop brutalement.
Pour Jean, en revanche, la situation était différente : il s’entendait bien avec Benoît, partageait la même passion pour le foot, jusqu’au jour où il a fini par suivre le comportement de sa sœur.
C’est toujours compliqué. Mon mari essaie d’être présent et de m’aider, mais il se heurte encore à des résistances, surtout avec ma fille. Pourtant, grâce à lui, elle est devenue plus studieuse et son comportement s’est amélioré.
Au lieu de se réjouir, ma mère le voyait comme une menace pour le rôle qu’elle voulait conserver auprès des enfants.
Puis, il y a quelques mois, j’ai été témoin d’une scène très grave : ma fille Victoria a giflé mon mari après un petit différend avec mon fils. Elle l’a aussi griffé au point de lui arracher une partie de la peau du visage et m’a expliqué qu’elle avait profité de la situation pour exprimer toute sa rancœur.
Mon père est nuancé. Il ne condamne pas, il essaie de comprendre, contrairement à ma mère qui est très tranchée. Ma soeur s’est longtemps laissée influencer par elle, et mon frère préfère ne pas s’en mêler ; sa nouvelle compagne lui ressemble étrangement au niveau du caractère...
Quant aux parents de Benoît, ils connaissent bien la situation et nous soutiennent, même si ce n’est pas toujours simple.
Elles ne durent jamais longtemps parce que nous sommes très soudés. À la maison, nous partageons l’autorité. Quand il y a un désaccord, nous n’en parlons jamais devant les enfants ; nous restons discrets. Cela déplaît fortement à ma mère. Elle aurait aimé que Benoît disparaisse de ma vie, et je l’aurais compris… Mais il est toujours là et considère mes enfants comme les siens.
En général, ça va, mais j’ai des phases difficiles. Depuis la dispute entre mes enfants et mon mari, nous avons pris de la distance avec ma mère : sa négativité et son manque de respect, surtout envers lui, sont devenus trop lourds.
Mon mari présente aujourd’hui des signes de dépression.
D’habitude, il est joyeux et dynamique, mais depuis quelque temps, il se replie sur lui-même et peine à gérer le quotidien. J’ai parfois l’impression qu’il est là sans vraiment l’être. Nous avons besoin de faire une thérapie, car notre santé prime. J’ai aussi essayé de faire suivre ma fille, mais elle a arrêté et j’aimerais qu’elle continue.
La santé mentale compte autant que la santé physique, et un accompagnement pourrait nous aider à aller mieux.
J’ai l’impression qu’un pan de mon éducation s’est effacé.
Quand je regarde mes enfants, je ne me vois pas en eux. C’est pourtant difficile à dire, mais j’ai l’impression qu’ils ne me ressemblent pas, ni dans leurs valeurs, ni dans rien.
Je ne leur ai pas appris à manquer de respect, et quand je les vois se comporter avec mon mari, je ne reconnais pas le fruit de mon travail, mais celui de ma mère.
Oui, surtout pour les adultes qu’ils deviendront. Même si certains de leurs comportements m’inquiètent, j’espère toujours qu’ils finiront par comprendre ce qui se joue et reconnaître tout ce que mon mari a fait pour que tout se passe bien.
Ma fille m’a déjà dit qu’elle ne nous voyait pas comme une famille.
C’était très douloureux à entendre, mais je garde espoir que les choses changent.
Avant, je n’étais pas sûre de vouloir un autre enfant, mais aujourd’hui, l’idée me plaît, et à mon mari aussi. Cela nous permettrait de faire les choses comme nous le voulons, à notre image, et ce serait un accomplissement pour nous deux.
Je leur dirais de ne pas rester seules et de chercher de l’aide, de préférence auprès de quelqu’un d’extérieur à la famille. Ce n’est pas un signe de faiblesse, mais une façon de mettre des mots sur ce qu’elles vivent et de mieux se protéger. Il ne faut pas se sacrifier ni s’oublier : se faire accompagner peut vraiment aider à aller mieux.
*Ce témoignage a été recueilli avec l’accord de la personne concernée et dans le respect de son anonymat.
J’ai appris que j’étais enceinte au bout de sept mois, après un déni de grossesse. Ma mère m’a beaucoup aidée, et j’étais soulagée de l’avoir à mes côtés. Quand ma fille est née, puis Jean après un retour de couche, j’avais du mal à les faire dormir, alors que ma mère y arrivait en cinq minutes. Quand Victoria a eu deux ans, j’étais plus à l’aise dans mon rôle de mère, mais elle faisait toujours tout à ma place et je n’avais aucune liberté.
Un jour, en parlant de mon fils Jean, ma mère m’a dit : ce n'est pas ton fils, c'est le mien.
J’étais estomaquée et j’ai alors compris qu’elle voulait s’accaparer mon rôle de mère. Les psychologues m’avaient pourtant prévenue, mais je ne les avais pas cru.
C’était très compliqué. Il fallait tout assumer : les rendez-vous, le quotidien, l’avenir…
Quand il n’y a pas de père, la charge mentale pour une maman est énorme.
J’avais une pression constante qui me causait de fortes migraines, jusqu’à trois ou quatre par semaine. Mais depuis que je suis avec Benoît, je n’en ai plus du tout.
Je pense que le rapport est différent quand la mère est plus âgée, installée et qu’elle travaille. Moi, j’habitais encore chez mes parents, et avec la place que ma mère prenait, cela a créé des confusions dans la tête de mes enfants.
Ma fille m’a déjà appelée « Mamie » au lieu de « Maman » . Ça m’a fait mal, mais cela m’a aussi permis de prendre conscience de la situation.
Cela s’est reproduit plusieurs fois. Même si aujourd’hui Victoria va avoir 17 ans, il y a deux ans encore, elle m’appelait « Mamie ». L’omniprésence de ma mère a fini par la perturber. Heureusement que cela ne s’est jamais produit avec mon fils.
Quand il est arrivé dans nos vies, il a tout de suite été avenant, doux et pédagogue avec les enfants, et il n’a pas hésité à affirmer mon rôle, qu’il voyait fragilisé par mon contexte familial. Cela n’a pas du tout plu à ma fille : elle a rejeté mon autorité et celle de Benoît, puisqu’on ne lui avait jamais dit « non ». Mes parents lui passaient tous ses caprices. Lorsqu’elle a su qu’il allait rester dans nos vies, elle s’y est opposée, encouragée par ma mère. Trois ans plus tard, elle m’a confié qu’elle ne l’avait pas aimé et que je l’avais introduit trop brutalement.
Pour Jean, en revanche, la situation était différente : il s’entendait bien avec Benoît, partageait la même passion pour le foot, jusqu’au jour où il a fini par suivre le comportement de sa sœur.
C’est toujours compliqué. Mon mari essaie d’être présent et de m’aider, mais il se heurte encore à des résistances, surtout avec ma fille. Pourtant, grâce à lui, elle est devenue plus studieuse et son comportement s’est amélioré.
Au lieu de se réjouir, ma mère le voyait comme une menace pour le rôle qu’elle voulait conserver auprès des enfants.
Puis, il y a quelques mois, j’ai été témoin d’une scène très grave : ma fille Victoria a giflé mon mari après un petit différend avec mon fils. Elle l’a aussi griffé au point de lui arracher une partie de la peau du visage et m’a expliqué qu’elle avait profité de la situation pour exprimer toute sa rancœur.
Mon père est nuancé. Il ne condamne pas, il essaie de comprendre, contrairement à ma mère qui est très tranchée. Ma soeur s’est longtemps laissée influencer par elle, et mon frère préfère ne pas s’en mêler ; sa nouvelle compagne lui ressemble étrangement au niveau du caractère...
Quant aux parents de Benoît, ils connaissent bien la situation et nous soutiennent, même si ce n’est pas toujours simple.
Elles ne durent jamais longtemps parce que nous sommes très soudés. À la maison, nous partageons l’autorité. Quand il y a un désaccord, nous n’en parlons jamais devant les enfants ; nous restons discrets. Cela déplaît fortement à ma mère. Elle aurait aimé que Benoît disparaisse de ma vie, et je l’aurais compris… Mais il est toujours là et considère mes enfants comme les siens.
En général, ça va, mais j’ai des phases difficiles. Depuis la dispute entre mes enfants et mon mari, nous avons pris de la distance avec ma mère : sa négativité et son manque de respect, surtout envers lui, sont devenus trop lourds.
Mon mari présente aujourd’hui des signes de dépression.
D’habitude, il est joyeux et dynamique, mais depuis quelque temps, il se replie sur lui-même et peine à gérer le quotidien. J’ai parfois l’impression qu’il est là sans vraiment l’être. Nous avons besoin de faire une thérapie, car notre santé prime. J’ai aussi essayé de faire suivre ma fille, mais elle a arrêté et j’aimerais qu’elle continue.
La santé mentale compte autant que la santé physique, et un accompagnement pourrait nous aider à aller mieux.
J’ai l’impression qu’un pan de mon éducation s’est effacé.
Quand je regarde mes enfants, je ne me vois pas en eux. C’est pourtant difficile à dire, mais j’ai l’impression qu’ils ne me ressemblent pas, ni dans leurs valeurs, ni dans rien.
Je ne leur ai pas appris à manquer de respect, et quand je les vois se comporter avec mon mari, je ne reconnais pas le fruit de mon travail, mais celui de ma mère.
Oui, surtout pour les adultes qu’ils deviendront. Même si certains de leurs comportements m’inquiètent, j’espère toujours qu’ils finiront par comprendre ce qui se joue et reconnaître tout ce que mon mari a fait pour que tout se passe bien.
Ma fille m’a déjà dit qu’elle ne nous voyait pas comme une famille.
C’était très douloureux à entendre, mais je garde espoir que les choses changent.
Avant, je n’étais pas sûre de vouloir un autre enfant, mais aujourd’hui, l’idée me plaît, et à mon mari aussi. Cela nous permettrait de faire les choses comme nous le voulons, à notre image, et ce serait un accomplissement pour nous deux.
Je leur dirais de ne pas rester seules et de chercher de l’aide, de préférence auprès de quelqu’un d’extérieur à la famille. Ce n’est pas un signe de faiblesse, mais une façon de mettre des mots sur ce qu’elles vivent et de mieux se protéger. Il ne faut pas se sacrifier ni s’oublier : se faire accompagner peut vraiment aider à aller mieux.
*Ce témoignage a été recueilli avec l’accord de la personne concernée et dans le respect de son anonymat.