
Aminata Yade
02 September 2026
•
Temps de lecture:
Moins de 5 mins.

J’avais déjà des doutes quand j’étais à l’école. Tout ce que les filles aimaient me plaisait : la danse, le théâtre… j’aimais passer du temps avec elles. Avec les garçons, je ne me sentais pas à ma place. Je n’aimais pas non plus l’idée de faire du foot ou ce genre de choses. Ce sont différents éléments, et pas seulement mes centres d’intérêt, qui m’ont amené à me questionner.
Ensuite, au collège, je me suis vraiment demandé pourquoi je me sentais différent des autres enfants.
J’ai réalisé à l’adolescence que j’étais homosexuel.
J’avais peur de ce que mes parents diraient quand ils l’apprendraient. Un jour, je me suis dit qu’il fallait que je me lance : je ne pouvais pas garder cela pour moi.
Ça a été une épreuve.
À l’époque, nous n’avions ni les réseaux sociaux ni toutes les informations que nous avons maintenant, donc j’avais l’impression d’être seul au monde.
À 15 ans, je suis partie aux États-Unis. À cette époque-là, j’avais une petite copine qui avait un frère. Elle ignorait totalement que j’entretenais une relation cachée avec son frère. C’est d’ailleurs avec lui que j’ai perdu ma virginité. Bien sûr, elle a fini par le savoir des années après… Mais cet épisode m’a rappelé que je n’étais pas le seul à aimer les garçons.
Alors, quand je suis rentrée à Paris, j’ai fait quelques recherches et j’ai découvert l’existence de sites de rencontres pour les garçons. À ce moment-là, je me suis non seulement senti moins seul, mais ça m’a donné du courage…
J’étais prêt à vivre une relation stable et durable, ou simplement à me faire des amis pour aller boire un verre dans le Marais. Alors j’ai commencé à étudier la culture gay pour me sentir vraiment appartenir à cette communauté. C’était important pour moi de m’acculturer à la communauté homosexuelle. J’avais envie de montrer qui j’étais. C’était aussi un moyen de m’affirmer et de me sentir mieux dans ma peau.
J’ai eu une phase vestimentaire où je me suis cherché, j’ai changé, je mettais des pantalons moulants. Quelques années après, je m’étais même fait percer l’arcade. Je ressentais vraiment ce besoin de m’affirmer en tant que gay. Alors qu’aujourd’hui, je suis beaucoup plus classique.
J’ai longtemps eu l’impression de mentir à ma mère, alors que je n’aime pas mentir, et j’avais un poids sur le coeur. Finalement, je lui ai révélé, tranquillement et aux côtés de ma grand-mère, que j’aimais les hommes. Ma mère l’a très mal vécu : elle ne m’a plus adressé la parole pendant plus d’une semaine et ne comprenait pas. Heureusement, ma grand-mère était là pour apaiser la situation. Elle lui a dit : « Mais comment as-tu pu ne pas t’en rendre compte ? »
Je me suis senti libéré de ne plus avoir de secret et cela me faisait du bien de me sentir soutenu.
Par la suite, ma mère m’a recommandé d’en parler à mon père. Et c’est ce que j’ai fait. Il a bien accueilli la nouvelle : le plus important pour lui était que je sois heureux. Avant cela, je culpabilisais. Je me sentais mal vis-à-vis de mes parents.
Même si on est en 2026, on voit comment les gens peuvent réagir. Il n’y a pas toujours de bienveillance.
Mon grand-père n’a pas accepté mon homosexualité, c’était un ancien militaire.
Pour le reste de ma famille, après un temps d’adaptation, il n’y avait plus de souci. Parmi mes amis, non plus. J’ai toujours côtoyé des artistes, des personnes qui aiment la mode, donc je n’ai pas eu de problème de rejet de manière générale.
Dans la rue, ça m’est déjà arrivé une fois, parce que j’étais habillé de manière extravagante. Une autre fois, dans un grand magasin, une femme m’a interpellé dans le rayon des femmes en me disant que je n’avais pas à être là.
Ma mère n’a eu aucun problème avec ça. Elle a toujours été chaleureuse et heureuse pour moi, mais elle m’a toujours interdit de lui présenter « quelqu’un de passage » ou d’avoir des étreintes amoureuses devant elle. À mon sens, c’est même tout à fait normal : c’est une question de respect. Que l’on soit hétéro ou gay, je pense qu’on ne doit pas montrer son intimité à ses parents.
Je suis épanoui : je suis en couple, j’ai mon groupe d’amis, et j’ai un travail dans la mode, où il n’est pas question d’en faire un tabou. Je suppose que c’est plus facile dans ce domaine-là. Je ne me cache pas d’être qui je suis aujourd’hui, et d’aimer qui j’ai envie. Mais ça n’a pas été facile, si je repense à mon adolescence et au chemin parcouru pour m’accepter…
Aujourd’hui, je me montre moins qu’avant, je ne suis pas communautaire : je n’ai pas que des amis gays, je ne vais pas que dans le Marais ni dans les boîtes gays.
Même si on vit une époque moderne, et que je vis dans une grande ville, je suis persuadé que l’homosexualité n’est pas bien perçue dans certaines villes de province ou dans certains pays.
Beaucoup ne voient que la Gay Pride quand on parle d’homosexualité. Je me rappelle un 27 juin, où avait lieu cette célébration, et du regard de ma mère, complètement choquée, en voyant des hommes avec des masques de chien se trémousser sur de la musique. Et je la comprenais… Ça ne donnait pas du tout une bonne image.
Certains peuvent tomber dans la drogue, l’alcool, ou même se suicider, et c’est dramatique !
Ne pas pouvoir vivre son identité librement, ne pas la comprendre ou ne pas l’accepter, c’est extrêmement dur.
Je recommanderais aux personnes concernées de vivre pour elles et non pour les autres. La vie est trop courte pour ça, et surtout de ne pas rester seul ou de s’enfermer. C’est important de se faire accompagner, de faire appel à des personnes de confiance ou à des associations. Il existe d’ailleurs des dispositifs pour aider les homosexuels, comme des refuges par exemple, pour ceux qui se font chasser de chez eux.
Quant aux parents, je leur dirais de ne pas cesser d’aimer leurs enfants à cause de leur orientation sexuelle… ils restent leurs enfants.
Être homosexuel n’est pas un choix. Je ne me suis pas réveillé un matin en me disant : « Je veux aimer les hommes. »
Et j’ai conscience qu’il reste encore beaucoup à faire.
*Ce témoignage a été réalisé avec l’accord de la personne concernée, dans le respect de son anonymat.

J’avais déjà des doutes quand j’étais à l’école. Tout ce que les filles aimaient me plaisait : la danse, le théâtre… j’aimais passer du temps avec elles. Avec les garçons, je ne me sentais pas à ma place. Je n’aimais pas non plus l’idée de faire du foot ou ce genre de choses. Ce sont différents éléments, et pas seulement mes centres d’intérêt, qui m’ont amené à me questionner.
Ensuite, au collège, je me suis vraiment demandé pourquoi je me sentais différent des autres enfants.
J’ai réalisé à l’adolescence que j’étais homosexuel.
J’avais peur de ce que mes parents diraient quand ils l’apprendraient. Un jour, je me suis dit qu’il fallait que je me lance : je ne pouvais pas garder cela pour moi.
Ça a été une épreuve.
À l’époque, nous n’avions ni les réseaux sociaux ni toutes les informations que nous avons maintenant, donc j’avais l’impression d’être seul au monde.
À 15 ans, je suis partie aux États-Unis. À cette époque-là, j’avais une petite copine qui avait un frère. Elle ignorait totalement que j’entretenais une relation cachée avec son frère. C’est d’ailleurs avec lui que j’ai perdu ma virginité. Bien sûr, elle a fini par le savoir des années après… Mais cet épisode m’a rappelé que je n’étais pas le seul à aimer les garçons.
Alors, quand je suis rentrée à Paris, j’ai fait quelques recherches et j’ai découvert l’existence de sites de rencontres pour les garçons. À ce moment-là, je me suis non seulement senti moins seul, mais ça m’a donné du courage…
J’étais prêt à vivre une relation stable et durable, ou simplement à me faire des amis pour aller boire un verre dans le Marais. Alors j’ai commencé à étudier la culture gay pour me sentir vraiment appartenir à cette communauté. C’était important pour moi de m’acculturer à la communauté homosexuelle. J’avais envie de montrer qui j’étais. C’était aussi un moyen de m’affirmer et de me sentir mieux dans ma peau.
J’ai eu une phase vestimentaire où je me suis cherché, j’ai changé, je mettais des pantalons moulants. Quelques années après, je m’étais même fait percer l’arcade. Je ressentais vraiment ce besoin de m’affirmer en tant que gay. Alors qu’aujourd’hui, je suis beaucoup plus classique.
J’ai longtemps eu l’impression de mentir à ma mère, alors que je n’aime pas mentir, et j’avais un poids sur le coeur. Finalement, je lui ai révélé, tranquillement et aux côtés de ma grand-mère, que j’aimais les hommes. Ma mère l’a très mal vécu : elle ne m’a plus adressé la parole pendant plus d’une semaine et ne comprenait pas. Heureusement, ma grand-mère était là pour apaiser la situation. Elle lui a dit : « Mais comment as-tu pu ne pas t’en rendre compte ? »
Je me suis senti libéré de ne plus avoir de secret et cela me faisait du bien de me sentir soutenu.
Par la suite, ma mère m’a recommandé d’en parler à mon père. Et c’est ce que j’ai fait. Il a bien accueilli la nouvelle : le plus important pour lui était que je sois heureux. Avant cela, je culpabilisais. Je me sentais mal vis-à-vis de mes parents.
Même si on est en 2026, on voit comment les gens peuvent réagir. Il n’y a pas toujours de bienveillance.
Mon grand-père n’a pas accepté mon homosexualité, c’était un ancien militaire.
Pour le reste de ma famille, après un temps d’adaptation, il n’y avait plus de souci. Parmi mes amis, non plus. J’ai toujours côtoyé des artistes, des personnes qui aiment la mode, donc je n’ai pas eu de problème de rejet de manière générale.
Dans la rue, ça m’est déjà arrivé une fois, parce que j’étais habillé de manière extravagante. Une autre fois, dans un grand magasin, une femme m’a interpellé dans le rayon des femmes en me disant que je n’avais pas à être là.
Ma mère n’a eu aucun problème avec ça. Elle a toujours été chaleureuse et heureuse pour moi, mais elle m’a toujours interdit de lui présenter « quelqu’un de passage » ou d’avoir des étreintes amoureuses devant elle. À mon sens, c’est même tout à fait normal : c’est une question de respect. Que l’on soit hétéro ou gay, je pense qu’on ne doit pas montrer son intimité à ses parents.
Je suis épanoui : je suis en couple, j’ai mon groupe d’amis, et j’ai un travail dans la mode, où il n’est pas question d’en faire un tabou. Je suppose que c’est plus facile dans ce domaine-là. Je ne me cache pas d’être qui je suis aujourd’hui, et d’aimer qui j’ai envie. Mais ça n’a pas été facile, si je repense à mon adolescence et au chemin parcouru pour m’accepter…
Aujourd’hui, je me montre moins qu’avant, je ne suis pas communautaire : je n’ai pas que des amis gays, je ne vais pas que dans le Marais ni dans les boîtes gays.
Même si on vit une époque moderne, et que je vis dans une grande ville, je suis persuadé que l’homosexualité n’est pas bien perçue dans certaines villes de province ou dans certains pays.
Beaucoup ne voient que la Gay Pride quand on parle d’homosexualité. Je me rappelle un 27 juin, où avait lieu cette célébration, et du regard de ma mère, complètement choquée, en voyant des hommes avec des masques de chien se trémousser sur de la musique. Et je la comprenais… Ça ne donnait pas du tout une bonne image.
Certains peuvent tomber dans la drogue, l’alcool, ou même se suicider, et c’est dramatique !
Ne pas pouvoir vivre son identité librement, ne pas la comprendre ou ne pas l’accepter, c’est extrêmement dur.
Je recommanderais aux personnes concernées de vivre pour elles et non pour les autres. La vie est trop courte pour ça, et surtout de ne pas rester seul ou de s’enfermer. C’est important de se faire accompagner, de faire appel à des personnes de confiance ou à des associations. Il existe d’ailleurs des dispositifs pour aider les homosexuels, comme des refuges par exemple, pour ceux qui se font chasser de chez eux.
Quant aux parents, je leur dirais de ne pas cesser d’aimer leurs enfants à cause de leur orientation sexuelle… ils restent leurs enfants.
Être homosexuel n’est pas un choix. Je ne me suis pas réveillé un matin en me disant : « Je veux aimer les hommes. »
Et j’ai conscience qu’il reste encore beaucoup à faire.
*Ce témoignage a été réalisé avec l’accord de la personne concernée, dans le respect de son anonymat.
J’avais déjà des doutes quand j’étais à l’école. Tout ce que les filles aimaient me plaisait : la danse, le théâtre… j’aimais passer du temps avec elles. Avec les garçons, je ne me sentais pas à ma place. Je n’aimais pas non plus l’idée de faire du foot ou ce genre de choses. Ce sont différents éléments, et pas seulement mes centres d’intérêt, qui m’ont amené à me questionner.
Ensuite, au collège, je me suis vraiment demandé pourquoi je me sentais différent des autres enfants.
J’ai réalisé à l’adolescence que j’étais homosexuel.
J’avais peur de ce que mes parents diraient quand ils l’apprendraient. Un jour, je me suis dit qu’il fallait que je me lance : je ne pouvais pas garder cela pour moi.
Ça a été une épreuve.
À l’époque, nous n’avions ni les réseaux sociaux ni toutes les informations que nous avons maintenant, donc j’avais l’impression d’être seul au monde.
À 15 ans, je suis partie aux États-Unis. À cette époque-là, j’avais une petite copine qui avait un frère. Elle ignorait totalement que j’entretenais une relation cachée avec son frère. C’est d’ailleurs avec lui que j’ai perdu ma virginité. Bien sûr, elle a fini par le savoir des années après… Mais cet épisode m’a rappelé que je n’étais pas le seul à aimer les garçons.
Alors, quand je suis rentrée à Paris, j’ai fait quelques recherches et j’ai découvert l’existence de sites de rencontres pour les garçons. À ce moment-là, je me suis non seulement senti moins seul, mais ça m’a donné du courage…
J’étais prêt à vivre une relation stable et durable, ou simplement à me faire des amis pour aller boire un verre dans le Marais. Alors j’ai commencé à étudier la culture gay pour me sentir vraiment appartenir à cette communauté. C’était important pour moi de m’acculturer à la communauté homosexuelle. J’avais envie de montrer qui j’étais. C’était aussi un moyen de m’affirmer et de me sentir mieux dans ma peau.
J’ai eu une phase vestimentaire où je me suis cherché, j’ai changé, je mettais des pantalons moulants. Quelques années après, je m’étais même fait percer l’arcade. Je ressentais vraiment ce besoin de m’affirmer en tant que gay. Alors qu’aujourd’hui, je suis beaucoup plus classique.
J’ai longtemps eu l’impression de mentir à ma mère, alors que je n’aime pas mentir, et j’avais un poids sur le coeur. Finalement, je lui ai révélé, tranquillement et aux côtés de ma grand-mère, que j’aimais les hommes. Ma mère l’a très mal vécu : elle ne m’a plus adressé la parole pendant plus d’une semaine et ne comprenait pas. Heureusement, ma grand-mère était là pour apaiser la situation. Elle lui a dit : « Mais comment as-tu pu ne pas t’en rendre compte ? »
Je me suis senti libéré de ne plus avoir de secret et cela me faisait du bien de me sentir soutenu.
Par la suite, ma mère m’a recommandé d’en parler à mon père. Et c’est ce que j’ai fait. Il a bien accueilli la nouvelle : le plus important pour lui était que je sois heureux. Avant cela, je culpabilisais. Je me sentais mal vis-à-vis de mes parents.
Même si on est en 2026, on voit comment les gens peuvent réagir. Il n’y a pas toujours de bienveillance.
Mon grand-père n’a pas accepté mon homosexualité, c’était un ancien militaire.
Pour le reste de ma famille, après un temps d’adaptation, il n’y avait plus de souci. Parmi mes amis, non plus. J’ai toujours côtoyé des artistes, des personnes qui aiment la mode, donc je n’ai pas eu de problème de rejet de manière générale.
Dans la rue, ça m’est déjà arrivé une fois, parce que j’étais habillé de manière extravagante. Une autre fois, dans un grand magasin, une femme m’a interpellé dans le rayon des femmes en me disant que je n’avais pas à être là.
Ma mère n’a eu aucun problème avec ça. Elle a toujours été chaleureuse et heureuse pour moi, mais elle m’a toujours interdit de lui présenter « quelqu’un de passage » ou d’avoir des étreintes amoureuses devant elle. À mon sens, c’est même tout à fait normal : c’est une question de respect. Que l’on soit hétéro ou gay, je pense qu’on ne doit pas montrer son intimité à ses parents.
Je suis épanoui : je suis en couple, j’ai mon groupe d’amis, et j’ai un travail dans la mode, où il n’est pas question d’en faire un tabou. Je suppose que c’est plus facile dans ce domaine-là. Je ne me cache pas d’être qui je suis aujourd’hui, et d’aimer qui j’ai envie. Mais ça n’a pas été facile, si je repense à mon adolescence et au chemin parcouru pour m’accepter…
Aujourd’hui, je me montre moins qu’avant, je ne suis pas communautaire : je n’ai pas que des amis gays, je ne vais pas que dans le Marais ni dans les boîtes gays.
Même si on vit une époque moderne, et que je vis dans une grande ville, je suis persuadé que l’homosexualité n’est pas bien perçue dans certaines villes de province ou dans certains pays.
Beaucoup ne voient que la Gay Pride quand on parle d’homosexualité. Je me rappelle un 27 juin, où avait lieu cette célébration, et du regard de ma mère, complètement choquée, en voyant des hommes avec des masques de chien se trémousser sur de la musique. Et je la comprenais… Ça ne donnait pas du tout une bonne image.
Certains peuvent tomber dans la drogue, l’alcool, ou même se suicider, et c’est dramatique !
Ne pas pouvoir vivre son identité librement, ne pas la comprendre ou ne pas l’accepter, c’est extrêmement dur.
Je recommanderais aux personnes concernées de vivre pour elles et non pour les autres. La vie est trop courte pour ça, et surtout de ne pas rester seul ou de s’enfermer. C’est important de se faire accompagner, de faire appel à des personnes de confiance ou à des associations. Il existe d’ailleurs des dispositifs pour aider les homosexuels, comme des refuges par exemple, pour ceux qui se font chasser de chez eux.
Quant aux parents, je leur dirais de ne pas cesser d’aimer leurs enfants à cause de leur orientation sexuelle… ils restent leurs enfants.
Être homosexuel n’est pas un choix. Je ne me suis pas réveillé un matin en me disant : « Je veux aimer les hommes. »
Et j’ai conscience qu’il reste encore beaucoup à faire.
*Ce témoignage a été réalisé avec l’accord de la personne concernée, dans le respect de son anonymat.