
Aminata Yade
13 October 2026
•
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Le trou noir est aussi étrange que fascinant. Pourquoi le cerveau bloquerait-il l’accès à la conscience de certaines informations pour les remplacer par un vide ? Un rien qui ne laisse aucune trace de souvenir, aucune sensation, aucune odeur, aucune souffrance. La personne se retrouve à « faire avec », sans y accorder d’importance. Pourtant, le trou noir, aussi étrange soit-il, mérite d’être exploré.
Quand on pense à l’univers, à l’existence même des trous noirs et, en parallèle, à notre cerveau qui dirige notre corps, peut-on supposer que les fameux trous noirs de notre psyché soient comparables à ceux qui existent dans l’espace ? Non pas qu’ils auraient le même fonctionnement astrophysique, loin de là, mais plutôt dans l’idée que rien n’est fait au hasard : tout ce qui gravite autour de nous a un rôle à jouer. Tout ce qui compose la nature est relié, tout comme nous, êtres humains, le sommes à notre environnement. D’ailleurs, les scientifiques cherchent encore à percer les secrets de ces fameux trous noirs, même si leurs travaux ont déjà permis de mieux comprendre comment leur gravité extrême affecte l’espace et le temps.
Si nous partons du principe que le trou noir correspond à une absence de souvenirs accessibles à la conscience, alors où se trouvent les informations initiales ? Sont-elles enfouies dans l’inconscient ?
À ce jour, nous savons qu’un souvenir enfoui dans l’inconscient peut refaire surface dans la conscience, à la suite d’un événement, d’une parole ou d’une situation qui ravive un souvenir plus ou moins douloureux. Rien n’est donc définitif.
Ne pas se souvenir d’une période ne signifie pas que les souvenirs ont été totalement effacés de la mémoire.
Une autre hypothèse serait que le souvenir ne se soit jamais construit clairement.
Le refoulement sera un bon appui pour notre analyse.
Ce mécanisme de défense, issu de la théorie psychanalytique, aide à maintenir hors de la conscience des contenus psychiques difficiles à supporter. Lorsqu’une personne vit une situation menaçante, dangereuse ou oppressante, son système nerveux peut mettre en place différentes stratégies de protection, qui peuvent, par exemple, se traduire par de l’hypervigilance.
Dans le contexte du trou noir, d’autres mécanismes peuvent intervenir face à une situation perçue comme angoissante ou insécurisante. La personne concernée peut alors avoir un accès limité à ce qu’elle vit dans l’instant et, par la suite, éprouver des difficultés à en conserver ou à en retrouver le souvenir autobiographique. Le trou noir pourrait, dans certains cas, rappeler le phénomène de dissociation, au cours duquel la personne est coupée de ses émotions, de ses sensations ou d’une partie de sa lucidité par rapport à l’événement vécu.
Avoir un trou noir ne signifie pas non plus qu’un traumatisme a eu lieu.
Dans un autre contexte, une situation vécue trop rapidement pourrait-elle empêcher la personne de l’intégrer dans sa globalité ? Une personne peut en effet avoir le sentiment d’avoir traversé plusieurs mois ou plusieurs années sans réellement les habiter. Une autre possibilité serait que les sentiments de honte, de culpabilité ou d’inconfort associés à une situation passée rendent difficile le fait de s’y replonger, par souci de se préserver. Ces sentiments, lourds à porter, peuvent raviver une blessure, fragiliser l’estime de soi et ramener la personne à ce qui a provoqué sa souffrance.
Ne pas vouloir se souvenir et ne pas pouvoir se souvenir sont deux choses différentes, mais pas incompatibles.
D’autres facteurs peuvent contribuer à l’apparition de trous de mémoire. Une consommation importante d’alcool peut perturber l’encodage des souvenirs et provoquer des blackouts. L’usage d’autres substances peut également altérer la mémoire. De même, la dépression ou les conséquences d’un traumatisme peuvent s’accompagner de difficultés mnésiques. La dépersonnalisation et la déréalisation, deux phénomènes dissociatifs, peuvent également survenir dans certains contextes traumatiques. Plus simplement, le stress et le manque de sommeil peuvent eux aussi entraîner des difficultés à mémoriser des événements ou à retrouver des souvenirs.
En revanche, avoir un trou noir ne signifie pas souffrir d’amnésie. Le trou noir, en lui-même, ne constitue pas un diagnostic médical.
D’un point de vue psychanalytique, nous pourrions aussi nous demander si l’angoisse de mort ne vient pas prendre le dessus sur les souvenirs et leur accès à la conscience. C’est une piste parmi d’autres, qui expliquerait pourquoi le cerveau, pour se protéger et assurer sa survie, limiterait l’accès à certaines informations.

Le trou noir est aussi étrange que fascinant. Pourquoi le cerveau bloquerait-il l’accès à la conscience de certaines informations pour les remplacer par un vide ? Un rien qui ne laisse aucune trace de souvenir, aucune sensation, aucune odeur, aucune souffrance. La personne se retrouve à « faire avec », sans y accorder d’importance. Pourtant, le trou noir, aussi étrange soit-il, mérite d’être exploré.
Quand on pense à l’univers, à l’existence même des trous noirs et, en parallèle, à notre cerveau qui dirige notre corps, peut-on supposer que les fameux trous noirs de notre psyché soient comparables à ceux qui existent dans l’espace ? Non pas qu’ils auraient le même fonctionnement astrophysique, loin de là, mais plutôt dans l’idée que rien n’est fait au hasard : tout ce qui gravite autour de nous a un rôle à jouer. Tout ce qui compose la nature est relié, tout comme nous, êtres humains, le sommes à notre environnement. D’ailleurs, les scientifiques cherchent encore à percer les secrets de ces fameux trous noirs, même si leurs travaux ont déjà permis de mieux comprendre comment leur gravité extrême affecte l’espace et le temps.
Si nous partons du principe que le trou noir correspond à une absence de souvenirs accessibles à la conscience, alors où se trouvent les informations initiales ? Sont-elles enfouies dans l’inconscient ?
À ce jour, nous savons qu’un souvenir enfoui dans l’inconscient peut refaire surface dans la conscience, à la suite d’un événement, d’une parole ou d’une situation qui ravive un souvenir plus ou moins douloureux. Rien n’est donc définitif.
Ne pas se souvenir d’une période ne signifie pas que les souvenirs ont été totalement effacés de la mémoire.
Une autre hypothèse serait que le souvenir ne se soit jamais construit clairement.
Le refoulement sera un bon appui pour notre analyse.
Ce mécanisme de défense, issu de la théorie psychanalytique, aide à maintenir hors de la conscience des contenus psychiques difficiles à supporter. Lorsqu’une personne vit une situation menaçante, dangereuse ou oppressante, son système nerveux peut mettre en place différentes stratégies de protection, qui peuvent, par exemple, se traduire par de l’hypervigilance.
Dans le contexte du trou noir, d’autres mécanismes peuvent intervenir face à une situation perçue comme angoissante ou insécurisante. La personne concernée peut alors avoir un accès limité à ce qu’elle vit dans l’instant et, par la suite, éprouver des difficultés à en conserver ou à en retrouver le souvenir autobiographique. Le trou noir pourrait, dans certains cas, rappeler le phénomène de dissociation, au cours duquel la personne est coupée de ses émotions, de ses sensations ou d’une partie de sa lucidité par rapport à l’événement vécu.
Avoir un trou noir ne signifie pas non plus qu’un traumatisme a eu lieu.
Dans un autre contexte, une situation vécue trop rapidement pourrait-elle empêcher la personne de l’intégrer dans sa globalité ? Une personne peut en effet avoir le sentiment d’avoir traversé plusieurs mois ou plusieurs années sans réellement les habiter. Une autre possibilité serait que les sentiments de honte, de culpabilité ou d’inconfort associés à une situation passée rendent difficile le fait de s’y replonger, par souci de se préserver. Ces sentiments, lourds à porter, peuvent raviver une blessure, fragiliser l’estime de soi et ramener la personne à ce qui a provoqué sa souffrance.
Ne pas vouloir se souvenir et ne pas pouvoir se souvenir sont deux choses différentes, mais pas incompatibles.
D’autres facteurs peuvent contribuer à l’apparition de trous de mémoire. Une consommation importante d’alcool peut perturber l’encodage des souvenirs et provoquer des blackouts. L’usage d’autres substances peut également altérer la mémoire. De même, la dépression ou les conséquences d’un traumatisme peuvent s’accompagner de difficultés mnésiques. La dépersonnalisation et la déréalisation, deux phénomènes dissociatifs, peuvent également survenir dans certains contextes traumatiques. Plus simplement, le stress et le manque de sommeil peuvent eux aussi entraîner des difficultés à mémoriser des événements ou à retrouver des souvenirs.
En revanche, avoir un trou noir ne signifie pas souffrir d’amnésie. Le trou noir, en lui-même, ne constitue pas un diagnostic médical.
D’un point de vue psychanalytique, nous pourrions aussi nous demander si l’angoisse de mort ne vient pas prendre le dessus sur les souvenirs et leur accès à la conscience. C’est une piste parmi d’autres, qui expliquerait pourquoi le cerveau, pour se protéger et assurer sa survie, limiterait l’accès à certaines informations.
Le trou noir est aussi étrange que fascinant. Pourquoi le cerveau bloquerait-il l’accès à la conscience de certaines informations pour les remplacer par un vide ? Un rien qui ne laisse aucune trace de souvenir, aucune sensation, aucune odeur, aucune souffrance. La personne se retrouve à « faire avec », sans y accorder d’importance. Pourtant, le trou noir, aussi étrange soit-il, mérite d’être exploré.
Quand on pense à l’univers, à l’existence même des trous noirs et, en parallèle, à notre cerveau qui dirige notre corps, peut-on supposer que les fameux trous noirs de notre psyché soient comparables à ceux qui existent dans l’espace ? Non pas qu’ils auraient le même fonctionnement astrophysique, loin de là, mais plutôt dans l’idée que rien n’est fait au hasard : tout ce qui gravite autour de nous a un rôle à jouer. Tout ce qui compose la nature est relié, tout comme nous, êtres humains, le sommes à notre environnement. D’ailleurs, les scientifiques cherchent encore à percer les secrets de ces fameux trous noirs, même si leurs travaux ont déjà permis de mieux comprendre comment leur gravité extrême affecte l’espace et le temps.
Si nous partons du principe que le trou noir correspond à une absence de souvenirs accessibles à la conscience, alors où se trouvent les informations initiales ? Sont-elles enfouies dans l’inconscient ?
À ce jour, nous savons qu’un souvenir enfoui dans l’inconscient peut refaire surface dans la conscience, à la suite d’un événement, d’une parole ou d’une situation qui ravive un souvenir plus ou moins douloureux. Rien n’est donc définitif.
Ne pas se souvenir d’une période ne signifie pas que les souvenirs ont été totalement effacés de la mémoire.
Une autre hypothèse serait que le souvenir ne se soit jamais construit clairement.
Le refoulement sera un bon appui pour notre analyse.
Ce mécanisme de défense, issu de la théorie psychanalytique, aide à maintenir hors de la conscience des contenus psychiques difficiles à supporter. Lorsqu’une personne vit une situation menaçante, dangereuse ou oppressante, son système nerveux peut mettre en place différentes stratégies de protection, qui peuvent, par exemple, se traduire par de l’hypervigilance.
Dans le contexte du trou noir, d’autres mécanismes peuvent intervenir face à une situation perçue comme angoissante ou insécurisante. La personne concernée peut alors avoir un accès limité à ce qu’elle vit dans l’instant et, par la suite, éprouver des difficultés à en conserver ou à en retrouver le souvenir autobiographique. Le trou noir pourrait, dans certains cas, rappeler le phénomène de dissociation, au cours duquel la personne est coupée de ses émotions, de ses sensations ou d’une partie de sa lucidité par rapport à l’événement vécu.
Avoir un trou noir ne signifie pas non plus qu’un traumatisme a eu lieu.
Dans un autre contexte, une situation vécue trop rapidement pourrait-elle empêcher la personne de l’intégrer dans sa globalité ? Une personne peut en effet avoir le sentiment d’avoir traversé plusieurs mois ou plusieurs années sans réellement les habiter. Une autre possibilité serait que les sentiments de honte, de culpabilité ou d’inconfort associés à une situation passée rendent difficile le fait de s’y replonger, par souci de se préserver. Ces sentiments, lourds à porter, peuvent raviver une blessure, fragiliser l’estime de soi et ramener la personne à ce qui a provoqué sa souffrance.
Ne pas vouloir se souvenir et ne pas pouvoir se souvenir sont deux choses différentes, mais pas incompatibles.
D’autres facteurs peuvent contribuer à l’apparition de trous de mémoire. Une consommation importante d’alcool peut perturber l’encodage des souvenirs et provoquer des blackouts. L’usage d’autres substances peut également altérer la mémoire. De même, la dépression ou les conséquences d’un traumatisme peuvent s’accompagner de difficultés mnésiques. La dépersonnalisation et la déréalisation, deux phénomènes dissociatifs, peuvent également survenir dans certains contextes traumatiques. Plus simplement, le stress et le manque de sommeil peuvent eux aussi entraîner des difficultés à mémoriser des événements ou à retrouver des souvenirs.
En revanche, avoir un trou noir ne signifie pas souffrir d’amnésie. Le trou noir, en lui-même, ne constitue pas un diagnostic médical.
D’un point de vue psychanalytique, nous pourrions aussi nous demander si l’angoisse de mort ne vient pas prendre le dessus sur les souvenirs et leur accès à la conscience. C’est une piste parmi d’autres, qui expliquerait pourquoi le cerveau, pour se protéger et assurer sa survie, limiterait l’accès à certaines informations.