
Aminata Yade
16 February 2026
•
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Moins de 5 mins

Ma mère ne connaissait pas le TDAH à l’époque. On lui avait simplement expliqué que je rencontrerais des difficultés de concentration et d’organisation. Elle a accepté de me faire suivre par un orthophoniste et un psychologue pour m’aider à mieux vivre avec mes difficultés scolaires.
Lorsque le diagnostic a été posé, j’étais très jeune et il n’était pas accompagné de psychoéducation. Cela n’a pas immédiatement changé le regard que je portais sur moi-même. Ce n’est que ces dernières années, avec la mise en lumière du TDAH et l’accès à un important travail de psychoéducation, que j’ai réellement pris conscience de l’ensemble de la symptomatologie.
Avant, je me sentais profondément dysfonctionnelle, défaillante, toujours en marge.
Ce qui semblait évident pour les autres me paraissait compliqué, et je me sentais souvent incomprise. Comprendre mes fonctionnements m’a permis de retrouver confiance en moi, de reprendre le contrôle sur ma vie plutôt que de subir mes symptômes, et de développer des stratégies de compensation efficaces.
Ça dépend si la personne est sous traitement ou non. Ma mère avait refusé la Ritaline, mais j’ai un ami sous traitement qui mène une vie tout à fait « normale ». Sans traitement, le trouble peut être plus ou moins handicapant et entraîner des difficultés dans le travail, l’hygiène ou la gestion administrative. Pour ma part, je ne suis pas dans ce cas, mais je dois consacrer beaucoup de temps à la structuration. Chaque matin, j’organise noir sur blanc ma journée, j’anticipe ma semaine et mes obligations, et ça fonctionne plutôt bien.
Sans structuration, je peux passer d’une tâche à l’autre sans en finir aucune. Certains jours, j’atteins mes objectifs ; d’autres, tout part dans tous les sens. Il faut apprendre à être flexible et à ne pas culpabiliser. C’est ce que j’appelle le « KO » propre au TDAH : si on ne parvient pas à le contenir, cela ressemble à un échec. Pourtant, ces moments mobilisent énormément de ressources et sont aussi sources de créativité et d’énergie.
La vraie difficulté, selon moi, c’est de s’accepter avec un quotidien très variable.
Ma vie psychique est toujours foisonnante, avec des pensées en arborescence, ce qui peut générer de l’angoisse. En cas de difficultés familiales ou de sommeil moins réparateur, elle peut être plus présente. L’impulsivité, elle, est toujours là, et mes émotions peuvent être très vives, parfois même brutales. Avec la thérapie et une activité créative, j’ai appris à canaliser cette énergie, à trouver un équilibre et à exprimer mes émotions de manière plus saine.
Ma confiance en moi a beaucoup évolué. J’avais des blessures liées à l’humiliation et un complexe d’infériorité intellectuel.
J’avais beau faire des efforts, je n’arrivais pas à produire la même chose que les autres.
J’ai arrêté mes études très tôt à cause de ça. Puis, la thérapie et des expériences qui m’ont challengée m’ont permis de comprendre que ce n’étaient que des croyances. Aujourd’hui, avec la flexibilité des formations en ligne, je peux gérer mon temps et mon mode d’apprentissage selon mes propres règles, ce qui a renforcé ma confiance en moi.
Ils sont plutôt surpris. Certains oublis fréquents étaient parfois mal interprétés comme un désintérêt, alors que ce n’était pas le cas. Grâce aux explications et à la vulgarisation, mes proches m’ont mieux acceptée. Cela a littéralement amélioré nos relations.
Il y en a plusieurs, notamment l’hyper-focalisation. Ce qu’on aime devient notre boussole. Suivre ses passions mobilise des ressources très productives. Si l’on identifie ce qui nous anime et qu’on ose le suivre, les résultats peuvent être extraordinaires : on peut monter des projets incroyables, se renouveler et avancer constamment.
Pour moi, le TDAH est une source de créativité et d’innovations.
L’hyper-focalisation permet aussi d’accomplir une charge de travail conséquente et d’approfondir rapidement ses connaissances. Mais il faut rester vigilant : on peut passer dix heures sur une activité sans manger ni boire.
J’en suis reconnaissante, car elle m’a permis de creuser la question et de travailler dessus. Cependant, beaucoup de gens confondent des difficultés attentionnelles classiques (liées aux écrans, à la sur-stimulation ou au flux d’informations) avec un véritable TDAH.
Le critère déterminant est que ce trouble a un impact handicapant sur la vie quotidienne… Sans souffrance particulière depuis l’enfance, ce n’est pas un TDAH.
Beaucoup se reconnaissent dans certains symptômes sans avoir le trouble, ce qui crée un effet de mode.
Je recommande vivement le diagnostic. Les symptômes peuvent apparaître dans d’autres pathologies, comme la bipolarité, les troubles anxieux ou borderline, d’où l’importance du diagnostic différentiel. Un simple test en ligne ne suffit pas : il faut consulter des professionnels spécialisés.
Une fois diagnostiqué, pouvoir mettre des mots sur ce que l’on vit est libérateur et permet d’agir en conséquence.

Ma mère ne connaissait pas le TDAH à l’époque. On lui avait simplement expliqué que je rencontrerais des difficultés de concentration et d’organisation. Elle a accepté de me faire suivre par un orthophoniste et un psychologue pour m’aider à mieux vivre avec mes difficultés scolaires.
Lorsque le diagnostic a été posé, j’étais très jeune et il n’était pas accompagné de psychoéducation. Cela n’a pas immédiatement changé le regard que je portais sur moi-même. Ce n’est que ces dernières années, avec la mise en lumière du TDAH et l’accès à un important travail de psychoéducation, que j’ai réellement pris conscience de l’ensemble de la symptomatologie.
Avant, je me sentais profondément dysfonctionnelle, défaillante, toujours en marge.
Ce qui semblait évident pour les autres me paraissait compliqué, et je me sentais souvent incomprise. Comprendre mes fonctionnements m’a permis de retrouver confiance en moi, de reprendre le contrôle sur ma vie plutôt que de subir mes symptômes, et de développer des stratégies de compensation efficaces.
Ça dépend si la personne est sous traitement ou non. Ma mère avait refusé la Ritaline, mais j’ai un ami sous traitement qui mène une vie tout à fait « normale ». Sans traitement, le trouble peut être plus ou moins handicapant et entraîner des difficultés dans le travail, l’hygiène ou la gestion administrative. Pour ma part, je ne suis pas dans ce cas, mais je dois consacrer beaucoup de temps à la structuration. Chaque matin, j’organise noir sur blanc ma journée, j’anticipe ma semaine et mes obligations, et ça fonctionne plutôt bien.
Sans structuration, je peux passer d’une tâche à l’autre sans en finir aucune. Certains jours, j’atteins mes objectifs ; d’autres, tout part dans tous les sens. Il faut apprendre à être flexible et à ne pas culpabiliser. C’est ce que j’appelle le « KO » propre au TDAH : si on ne parvient pas à le contenir, cela ressemble à un échec. Pourtant, ces moments mobilisent énormément de ressources et sont aussi sources de créativité et d’énergie.
La vraie difficulté, selon moi, c’est de s’accepter avec un quotidien très variable.
Ma vie psychique est toujours foisonnante, avec des pensées en arborescence, ce qui peut générer de l’angoisse. En cas de difficultés familiales ou de sommeil moins réparateur, elle peut être plus présente. L’impulsivité, elle, est toujours là, et mes émotions peuvent être très vives, parfois même brutales. Avec la thérapie et une activité créative, j’ai appris à canaliser cette énergie, à trouver un équilibre et à exprimer mes émotions de manière plus saine.
Ma confiance en moi a beaucoup évolué. J’avais des blessures liées à l’humiliation et un complexe d’infériorité intellectuel.
J’avais beau faire des efforts, je n’arrivais pas à produire la même chose que les autres.
J’ai arrêté mes études très tôt à cause de ça. Puis, la thérapie et des expériences qui m’ont challengée m’ont permis de comprendre que ce n’étaient que des croyances. Aujourd’hui, avec la flexibilité des formations en ligne, je peux gérer mon temps et mon mode d’apprentissage selon mes propres règles, ce qui a renforcé ma confiance en moi.
Ils sont plutôt surpris. Certains oublis fréquents étaient parfois mal interprétés comme un désintérêt, alors que ce n’était pas le cas. Grâce aux explications et à la vulgarisation, mes proches m’ont mieux acceptée. Cela a littéralement amélioré nos relations.
Il y en a plusieurs, notamment l’hyper-focalisation. Ce qu’on aime devient notre boussole. Suivre ses passions mobilise des ressources très productives. Si l’on identifie ce qui nous anime et qu’on ose le suivre, les résultats peuvent être extraordinaires : on peut monter des projets incroyables, se renouveler et avancer constamment.
Pour moi, le TDAH est une source de créativité et d’innovations.
L’hyper-focalisation permet aussi d’accomplir une charge de travail conséquente et d’approfondir rapidement ses connaissances. Mais il faut rester vigilant : on peut passer dix heures sur une activité sans manger ni boire.
J’en suis reconnaissante, car elle m’a permis de creuser la question et de travailler dessus. Cependant, beaucoup de gens confondent des difficultés attentionnelles classiques (liées aux écrans, à la sur-stimulation ou au flux d’informations) avec un véritable TDAH.
Le critère déterminant est que ce trouble a un impact handicapant sur la vie quotidienne… Sans souffrance particulière depuis l’enfance, ce n’est pas un TDAH.
Beaucoup se reconnaissent dans certains symptômes sans avoir le trouble, ce qui crée un effet de mode.
Je recommande vivement le diagnostic. Les symptômes peuvent apparaître dans d’autres pathologies, comme la bipolarité, les troubles anxieux ou borderline, d’où l’importance du diagnostic différentiel. Un simple test en ligne ne suffit pas : il faut consulter des professionnels spécialisés.
Une fois diagnostiqué, pouvoir mettre des mots sur ce que l’on vit est libérateur et permet d’agir en conséquence.
Ma mère ne connaissait pas le TDAH à l’époque. On lui avait simplement expliqué que je rencontrerais des difficultés de concentration et d’organisation. Elle a accepté de me faire suivre par un orthophoniste et un psychologue pour m’aider à mieux vivre avec mes difficultés scolaires.
Lorsque le diagnostic a été posé, j’étais très jeune et il n’était pas accompagné de psychoéducation. Cela n’a pas immédiatement changé le regard que je portais sur moi-même. Ce n’est que ces dernières années, avec la mise en lumière du TDAH et l’accès à un important travail de psychoéducation, que j’ai réellement pris conscience de l’ensemble de la symptomatologie.
Avant, je me sentais profondément dysfonctionnelle, défaillante, toujours en marge.
Ce qui semblait évident pour les autres me paraissait compliqué, et je me sentais souvent incomprise. Comprendre mes fonctionnements m’a permis de retrouver confiance en moi, de reprendre le contrôle sur ma vie plutôt que de subir mes symptômes, et de développer des stratégies de compensation efficaces.
Ça dépend si la personne est sous traitement ou non. Ma mère avait refusé la Ritaline, mais j’ai un ami sous traitement qui mène une vie tout à fait « normale ». Sans traitement, le trouble peut être plus ou moins handicapant et entraîner des difficultés dans le travail, l’hygiène ou la gestion administrative. Pour ma part, je ne suis pas dans ce cas, mais je dois consacrer beaucoup de temps à la structuration. Chaque matin, j’organise noir sur blanc ma journée, j’anticipe ma semaine et mes obligations, et ça fonctionne plutôt bien.
Sans structuration, je peux passer d’une tâche à l’autre sans en finir aucune. Certains jours, j’atteins mes objectifs ; d’autres, tout part dans tous les sens. Il faut apprendre à être flexible et à ne pas culpabiliser. C’est ce que j’appelle le « KO » propre au TDAH : si on ne parvient pas à le contenir, cela ressemble à un échec. Pourtant, ces moments mobilisent énormément de ressources et sont aussi sources de créativité et d’énergie.
La vraie difficulté, selon moi, c’est de s’accepter avec un quotidien très variable.
Ma vie psychique est toujours foisonnante, avec des pensées en arborescence, ce qui peut générer de l’angoisse. En cas de difficultés familiales ou de sommeil moins réparateur, elle peut être plus présente. L’impulsivité, elle, est toujours là, et mes émotions peuvent être très vives, parfois même brutales. Avec la thérapie et une activité créative, j’ai appris à canaliser cette énergie, à trouver un équilibre et à exprimer mes émotions de manière plus saine.
Ma confiance en moi a beaucoup évolué. J’avais des blessures liées à l’humiliation et un complexe d’infériorité intellectuel.
J’avais beau faire des efforts, je n’arrivais pas à produire la même chose que les autres.
J’ai arrêté mes études très tôt à cause de ça. Puis, la thérapie et des expériences qui m’ont challengée m’ont permis de comprendre que ce n’étaient que des croyances. Aujourd’hui, avec la flexibilité des formations en ligne, je peux gérer mon temps et mon mode d’apprentissage selon mes propres règles, ce qui a renforcé ma confiance en moi.
Ils sont plutôt surpris. Certains oublis fréquents étaient parfois mal interprétés comme un désintérêt, alors que ce n’était pas le cas. Grâce aux explications et à la vulgarisation, mes proches m’ont mieux acceptée. Cela a littéralement amélioré nos relations.
Il y en a plusieurs, notamment l’hyper-focalisation. Ce qu’on aime devient notre boussole. Suivre ses passions mobilise des ressources très productives. Si l’on identifie ce qui nous anime et qu’on ose le suivre, les résultats peuvent être extraordinaires : on peut monter des projets incroyables, se renouveler et avancer constamment.
Pour moi, le TDAH est une source de créativité et d’innovations.
L’hyper-focalisation permet aussi d’accomplir une charge de travail conséquente et d’approfondir rapidement ses connaissances. Mais il faut rester vigilant : on peut passer dix heures sur une activité sans manger ni boire.
J’en suis reconnaissante, car elle m’a permis de creuser la question et de travailler dessus. Cependant, beaucoup de gens confondent des difficultés attentionnelles classiques (liées aux écrans, à la sur-stimulation ou au flux d’informations) avec un véritable TDAH.
Le critère déterminant est que ce trouble a un impact handicapant sur la vie quotidienne… Sans souffrance particulière depuis l’enfance, ce n’est pas un TDAH.
Beaucoup se reconnaissent dans certains symptômes sans avoir le trouble, ce qui crée un effet de mode.
Je recommande vivement le diagnostic. Les symptômes peuvent apparaître dans d’autres pathologies, comme la bipolarité, les troubles anxieux ou borderline, d’où l’importance du diagnostic différentiel. Un simple test en ligne ne suffit pas : il faut consulter des professionnels spécialisés.
Une fois diagnostiqué, pouvoir mettre des mots sur ce que l’on vit est libérateur et permet d’agir en conséquence.