
Aminata Yade
21 September 2026
•
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Moins de 5 mins.

La violence conjugale s’installe le plus souvent de manière progressive. Les paroles deviennent d’abord le moteur d’une violence psychologique, avant de laisser place aux premières violences physiques. Le début d’un cauchemar dont l’issue est souvent difficile à entrevoir. Si ces violences touchent toutes les générations, certaines femmes semblent plus enfermées que d’autres dans ces relations destructrices.
En 2025, sur les 171 féminicides recensés par le collectif NousToutes, 88 concernaient des femmes de plus de 50 ans.
Un compagnon violent tente souvent de s’appuyer sur ce qu’il perçoit comme des vulnérabilités chez sa partenaire : l’âge, le physique, le travail, les finances… Autant d’éléments qu’il utilise pour asseoir son contrôle. Pour de nombreuses femmes, la violence conjugale débute dans une relation installée depuis plusieurs années. Plusieurs facteurs contribuent à cette spirale négative : les habitudes de vie construites sur la durée, la peur de la solitude ou de devoir tout recommencer, la fatigue psychologique et la crainte du jugement.
Dans les violences conjugales, on pense souvent à la notion d’emprise, qui contraint la femme à rester dans cette dynamique brutale, comme dans une prison dont elle ne pourrait s’échapper. Dans ce cas, la violence n’est pas pleinement reconnue : le déni prend alors une place considérable.
À cela s’ajoutent différentes formes de dépendance qui renforcent la situation. La dépendance financière et matérielle joue un rôle majeur. Toutes les femmes ne disposent pas de la liberté économique nécessaire pour envisager une sortie de la violence. La peur des représailles n’est pas le seul obstacle : acquérir un logement seule peut sembler inaccessible, voire irréalisable, surtout à un certain âge. Beaucoup choisissent alors de rester et supportent cette violence par inertie conjugale.
Enfin, la dépendance affective est celle qui enferme la victime dans cet enfer. Malgré les paroles humiliantes, les comportements brutaux et le mépris quotidien, elle reste, envers et contre tout. Elle sait pourtant que la relation n’est ni saine ni sereine, mais partir lui semble impossible.
La psychanalyse de l’agresseur montre souvent une estime de soi fragile, une instance surmoïque défaillante et une forte dépendance à ses pulsions agressives. La violence n’est pas impulsive. Elle devient presque une nécessité, pour exprimer sa nervosité et contrôler la victime. Pour compenser ses nombreuses insécurités, il développe des fantasmes de domination, des comportements sadiques et un désir marqué de puissance, souvent liés à un complexe d’infériorité.
D’un point de vue psychopathologique, l’agresseur est un manipulateur habile, capable de maintenir une image irréprochable auprès de son entourage. Dans la relation, il minimise la violence, inverse les rôles ou alterne brutalité et réconciliations pour conserver son emprise. Ce cycle entretient paradoxalement l’espoir d’un changement et renforce la dépendance affective de la victime. Celle-ci présente souvent un fonctionnement psychique fragilisé, avec des failles narcissiques, des difficultés d’affirmation et parfois des traumatismes inconscients qui influencent ses choix relationnels. Dans la violence quotidienne, elle peut ressentir de la culpabilité, ou développer des mécanismes de protection psychique comme la dissociation ou la dépersonnalisation. Les tactiques de l’agresseur altèrent progressivement sa perception de la situation et sa capacité à réagir, au point qu’elle ne parvient plus à s’en extraire.
La violence conjugale est le plus souvent unilatérale, mais peut parfois être symétrique. Dans les cas extrêmes, cette domination peut conduire au meurtre de la victime, perçu par l’agresseur comme le contrôle suprême sur sa victime.
Même si certaines femmes peuvent se montrer violentes, ces situations restent beaucoup moins fréquentes que chez les hommes. Passé 50 ans, quitter un conjoint violent ne relève pas seulement d’une décision personnelle : c’est souvent rompre avec toute une vie construite autour du couple.
Au 19 septembre 2026, 102 femmes ont déjà perdu la vie, dont 52 âgées de plus de 50 ans, selon les données du collectif NousToutes.
Pour aller plus loin : Mur de femmages 2025 - #NousToutes

La violence conjugale s’installe le plus souvent de manière progressive. Les paroles deviennent d’abord le moteur d’une violence psychologique, avant de laisser place aux premières violences physiques. Le début d’un cauchemar dont l’issue est souvent difficile à entrevoir. Si ces violences touchent toutes les générations, certaines femmes semblent plus enfermées que d’autres dans ces relations destructrices.
En 2025, sur les 171 féminicides recensés par le collectif NousToutes, 88 concernaient des femmes de plus de 50 ans.
Un compagnon violent tente souvent de s’appuyer sur ce qu’il perçoit comme des vulnérabilités chez sa partenaire : l’âge, le physique, le travail, les finances… Autant d’éléments qu’il utilise pour asseoir son contrôle. Pour de nombreuses femmes, la violence conjugale débute dans une relation installée depuis plusieurs années. Plusieurs facteurs contribuent à cette spirale négative : les habitudes de vie construites sur la durée, la peur de la solitude ou de devoir tout recommencer, la fatigue psychologique et la crainte du jugement.
Dans les violences conjugales, on pense souvent à la notion d’emprise, qui contraint la femme à rester dans cette dynamique brutale, comme dans une prison dont elle ne pourrait s’échapper. Dans ce cas, la violence n’est pas pleinement reconnue : le déni prend alors une place considérable.
À cela s’ajoutent différentes formes de dépendance qui renforcent la situation. La dépendance financière et matérielle joue un rôle majeur. Toutes les femmes ne disposent pas de la liberté économique nécessaire pour envisager une sortie de la violence. La peur des représailles n’est pas le seul obstacle : acquérir un logement seule peut sembler inaccessible, voire irréalisable, surtout à un certain âge. Beaucoup choisissent alors de rester et supportent cette violence par inertie conjugale.
Enfin, la dépendance affective est celle qui enferme la victime dans cet enfer. Malgré les paroles humiliantes, les comportements brutaux et le mépris quotidien, elle reste, envers et contre tout. Elle sait pourtant que la relation n’est ni saine ni sereine, mais partir lui semble impossible.
La psychanalyse de l’agresseur montre souvent une estime de soi fragile, une instance surmoïque défaillante et une forte dépendance à ses pulsions agressives. La violence n’est pas impulsive. Elle devient presque une nécessité, pour exprimer sa nervosité et contrôler la victime. Pour compenser ses nombreuses insécurités, il développe des fantasmes de domination, des comportements sadiques et un désir marqué de puissance, souvent liés à un complexe d’infériorité.
D’un point de vue psychopathologique, l’agresseur est un manipulateur habile, capable de maintenir une image irréprochable auprès de son entourage. Dans la relation, il minimise la violence, inverse les rôles ou alterne brutalité et réconciliations pour conserver son emprise. Ce cycle entretient paradoxalement l’espoir d’un changement et renforce la dépendance affective de la victime. Celle-ci présente souvent un fonctionnement psychique fragilisé, avec des failles narcissiques, des difficultés d’affirmation et parfois des traumatismes inconscients qui influencent ses choix relationnels. Dans la violence quotidienne, elle peut ressentir de la culpabilité, ou développer des mécanismes de protection psychique comme la dissociation ou la dépersonnalisation. Les tactiques de l’agresseur altèrent progressivement sa perception de la situation et sa capacité à réagir, au point qu’elle ne parvient plus à s’en extraire.
La violence conjugale est le plus souvent unilatérale, mais peut parfois être symétrique. Dans les cas extrêmes, cette domination peut conduire au meurtre de la victime, perçu par l’agresseur comme le contrôle suprême sur sa victime.
Même si certaines femmes peuvent se montrer violentes, ces situations restent beaucoup moins fréquentes que chez les hommes. Passé 50 ans, quitter un conjoint violent ne relève pas seulement d’une décision personnelle : c’est souvent rompre avec toute une vie construite autour du couple.
Au 19 septembre 2026, 102 femmes ont déjà perdu la vie, dont 52 âgées de plus de 50 ans, selon les données du collectif NousToutes.
Pour aller plus loin : Mur de femmages 2025 - #NousToutes
La violence conjugale s’installe le plus souvent de manière progressive. Les paroles deviennent d’abord le moteur d’une violence psychologique, avant de laisser place aux premières violences physiques. Le début d’un cauchemar dont l’issue est souvent difficile à entrevoir. Si ces violences touchent toutes les générations, certaines femmes semblent plus enfermées que d’autres dans ces relations destructrices.
En 2025, sur les 171 féminicides recensés par le collectif NousToutes, 88 concernaient des femmes de plus de 50 ans.
Un compagnon violent tente souvent de s’appuyer sur ce qu’il perçoit comme des vulnérabilités chez sa partenaire : l’âge, le physique, le travail, les finances… Autant d’éléments qu’il utilise pour asseoir son contrôle. Pour de nombreuses femmes, la violence conjugale débute dans une relation installée depuis plusieurs années. Plusieurs facteurs contribuent à cette spirale négative : les habitudes de vie construites sur la durée, la peur de la solitude ou de devoir tout recommencer, la fatigue psychologique et la crainte du jugement.
Dans les violences conjugales, on pense souvent à la notion d’emprise, qui contraint la femme à rester dans cette dynamique brutale, comme dans une prison dont elle ne pourrait s’échapper. Dans ce cas, la violence n’est pas pleinement reconnue : le déni prend alors une place considérable.
À cela s’ajoutent différentes formes de dépendance qui renforcent la situation. La dépendance financière et matérielle joue un rôle majeur. Toutes les femmes ne disposent pas de la liberté économique nécessaire pour envisager une sortie de la violence. La peur des représailles n’est pas le seul obstacle : acquérir un logement seule peut sembler inaccessible, voire irréalisable, surtout à un certain âge. Beaucoup choisissent alors de rester et supportent cette violence par inertie conjugale.
Enfin, la dépendance affective est celle qui enferme la victime dans cet enfer. Malgré les paroles humiliantes, les comportements brutaux et le mépris quotidien, elle reste, envers et contre tout. Elle sait pourtant que la relation n’est ni saine ni sereine, mais partir lui semble impossible.
La psychanalyse de l’agresseur montre souvent une estime de soi fragile, une instance surmoïque défaillante et une forte dépendance à ses pulsions agressives. La violence n’est pas impulsive. Elle devient presque une nécessité, pour exprimer sa nervosité et contrôler la victime. Pour compenser ses nombreuses insécurités, il développe des fantasmes de domination, des comportements sadiques et un désir marqué de puissance, souvent liés à un complexe d’infériorité.
D’un point de vue psychopathologique, l’agresseur est un manipulateur habile, capable de maintenir une image irréprochable auprès de son entourage. Dans la relation, il minimise la violence, inverse les rôles ou alterne brutalité et réconciliations pour conserver son emprise. Ce cycle entretient paradoxalement l’espoir d’un changement et renforce la dépendance affective de la victime. Celle-ci présente souvent un fonctionnement psychique fragilisé, avec des failles narcissiques, des difficultés d’affirmation et parfois des traumatismes inconscients qui influencent ses choix relationnels. Dans la violence quotidienne, elle peut ressentir de la culpabilité, ou développer des mécanismes de protection psychique comme la dissociation ou la dépersonnalisation. Les tactiques de l’agresseur altèrent progressivement sa perception de la situation et sa capacité à réagir, au point qu’elle ne parvient plus à s’en extraire.
La violence conjugale est le plus souvent unilatérale, mais peut parfois être symétrique. Dans les cas extrêmes, cette domination peut conduire au meurtre de la victime, perçu par l’agresseur comme le contrôle suprême sur sa victime.
Même si certaines femmes peuvent se montrer violentes, ces situations restent beaucoup moins fréquentes que chez les hommes. Passé 50 ans, quitter un conjoint violent ne relève pas seulement d’une décision personnelle : c’est souvent rompre avec toute une vie construite autour du couple.
Au 19 septembre 2026, 102 femmes ont déjà perdu la vie, dont 52 âgées de plus de 50 ans, selon les données du collectif NousToutes.
Pour aller plus loin : Mur de femmages 2025 - #NousToutes